C'était fin novembre. Il faisait chaud à Val Tho où avait lieu la première étape du Rock On Snowboard Tour.
Le pink pack en mode reporter sans limite (sauf celle des cailloux) : 2 jours de ride, interview, ride, interview, apéro, interview?, malaysia, ride, interview, interview, interview...
Have you met ... Vicci Miller ?

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Je m’appelle Vicci Miller, mais je ne peux jamais dire mon nom avec un accent français, c’est trop anglais !. Elle rit et mime en forçant sur sa voix. Après avoir vissé et dévissé des fix' et des snow toute la journée avec le sourire, cette pro snowboardeuse qui nous vient direct d’Angleterre s’est posée devant son stand pour nous parler. Soleil couchant et interview de Vicci Miller, qui sait envoyer des cab 9, gérer son business et rester une fille drôle et sympa. 

Qui es-tu Vicci Miller ?

J’ai 30 ans (ndlr : on comprend 37, elle hurle). Au moins je dis mon âge, y a tellement de filles qui ne veulent pas le dire ! Je viens du Nord de Londres, d’un petit village au milieu de la campagne qui s’appelle Bishops Stortford (ndlr : on s’étrangle, donc elle nous épèle). Ah c’est toi qui me l’a demandé ! Je suis en France depuis cinq ans.

Comment as-tu commencé le snowboard ? 

Je fais du snow depuis 10 ans. On avait ni montagnes, ni neige. On a commencé sur des dry slop en métal et en plastique. On construisait même des rampes en bois. Ça fait vraiment bien mal quand tu tombes, c’est pas vraiment le même sport ! dit-elle en se marrant. Donc on a fait une série de compétitions là-dessus, sous la pluie... Mais maintenant, les gamins en Angleterre font ça dans les gros frigo (ndlr : pistes intérieures) comme à Amnéville (57), c’est mieux. La première fois que j’ai fait du snow sur la neige, c’était pendant l’été 2000 à Tignes. J’ai ridé le plus possible.

Pourquoi t’es venue vivre en France ?

Ben pour la neige ! Après Tignes, j’ai fini l’université. D’ailleurs, j’ai fait Biologie de la mer,  c’est très ironique que maintenant je vive dans les montagnes. En 2001 je suis partie faire une saison en Californie, j’y suis restée pendant 4 ans. J’ai commencé à faire les compet' TTR : l’European Open, l’Asian Open, le Canadian Open... J’ai beaucoup voyagé.

Tu fais toujours autant de contests ? 

Maintenant j'en fais moins. Après huit ans, ça perd de son fun et le niveau est vraiment sérieux. Passer toutes ses journées à faire du backcountry, ça n’a rien à voir. Aujourd’hui je fais plus de ‘filming’ pour Harakiri et Lipstick production.  J’ai vu le film "Five more minutes please ?!" (Lipstick Prod. Part de Vicci à la 7ème minute) pour la première fois il y a deux jours. Ce sont des copines à moi, on a fait les compet' ensemble et ça fait bien plaisir qu’elles aient monté un truc pour le fun.

Qu’est ce que tu fais quand tu ne fais pas de snow ? 

Je vis à Grenoble. En fait à l’époque où j’ai commencé les saisons à Tignes et aux Deux Alpes , j’ai investi dans une agence immobilière donc j’ai plusieurs appartements dans plusieurs stations que je loue aux saisonniers. J’achète et je revends aux Anglais. Petit à petit, j’ai mis tout l’argent gagné dans les compétitions de snow dans les appart. J’ai rénové une grange dans laquelle on habite en ce moment. La semaine prochaine je signe pour en retaper une autre. Je suis un peu fan de rénovation de maison, de bricolage...

J’adore le snow. La vie d’une snowboardeuse en pleine forme c'est bien mais c'est quand tu es blessée qu'il faut avoir quelque chose derrière. Les études ou quelque chose d’autre, sinon tu te retrouves à 30 ans seule avec ton snowboard, perdue dans les montagnes... En fait, c’est pas mal ça !

Pour qui rides-tu ?   Je ride pour Oakley, Bataleon et FST. Ça se passe très bien. Ce week-end, je ne bosse pas vraiment. Je rends la pareille pour mes amis. L’année dernière j’avais déjà filé un coup de main à Bataleon. Venir voir les copains, aider les sponsors, c’est un plaisir .

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Tu as pris le temps d'aller rider ?

Je suis arrivée, je suis allée rider direct, parce que je savais qu’avec tout ce monde, je n’allais pas avoir le temps ! On a alterné, à un moment, il n’y avait plus de boards ni de fix à sortir, 25 boards et 25 fix dehors !

Le trick dont tu es le plus fière ? 

Mon cab 9 de l’année dernière à Vars. J’aimerais le replaquer cette année dans le backcountry, sur un kicker de peuf. C’est vraiment l’objectif !

En Off : 

Ok elle est géniale
Tu as pris son mail ?
Oui oui, oh ce serait trooop bien de faire un "24h avec Vicci Miller" !
On irait rider avec elle...

Groupies va.

Interview : Océane Ciuni
Pics : Mel Carle

Bonus track : La part de Vicci dans Harakiri

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